THEME 1 GEOGRAPHIE

INTRODUCTION

DES CARTES POUR COMPRENDRE LE MONDE

ENERGIES

PRODUCTION ET RESERVES DE PETROLE

Quels sont les grands pas exportateurs de pétrole ? Les grands pays importateurs ?

Où se localisent les pays avec les plus grosses réserves ?

Quelles informations indiquent les coûts de production ?

Quelle place occupe le pétrole dans la consommation d’énergie primaire aux dates données?Comment peut-on l’expliquer ?

EAU

Comment qualifier l’accès à l’eau dans le monde ?

Quelles particularités présentent l’Arabie Saoudite et la République du Congo (RDC) sur la carte ?

Comment pouvez-vous l’expliquer ?

Comment devrait évoluer la demande en eau ?

Comment l’expliquez-vous ?

Des tensions surgissent autour des fleuves. Pourquoi ?

Quels sont les cinq pays plus gros émetteurs de CO2 ? Comment l’expliquez-vous ?

Comment ces émissions sont-elles réparties à l’échelle de la planète? Comment expliquez-vous les différences entre la Chine et l’Australie? Pourquoi est-il important de mesurer ces taux de CO2 ?

L’ACCES AUX RESSOURCES POUR PRODUIRE, CONSOMMER, SE LOGER ET SE DEPLACER

I) La pression sur les ressources

Les ressources se raréfient sur Terre. C’est un constat alarmant que l’on fait à la television chaque jour, sur Internet ou entre nous après avoir vu ou lu un reportage sur de nombreux medias. Alors que la population augmente, de nombreux pays particulièrement en Afrique n’ont pas terminé leur transition démographique. De sorte, l’empreinte écologique, terme apparu lors de la conference de Rio baptisé “Sommet de la Terre” désigne la pression exercée par chaque habitant sur les ressources. Plus précisement, elle mesure les surfaces alimentaires productives de terre et d’eau necessaires pour produire les ressources qu’un individu, une population ou une activité consomme et pour absorber les déchets produits.

Methode de calcul

L’équation suivante permet d’estimer l’empreinte écologique d’une population.

où les surfaces font référence autant aux surfaces terrestres qu’aux surfaces aquatiques.

D’après le Global Footprint Network (GFN), si chaque personne dans le monde consommait comme un Français, il faudrait 2,7 planètes pour subvenir à nos besoins et absorber nos déchets. Pour un Américain, ce serait 5 planètes contre seulement 0,7 pour un Indien (chiffres 2019) :

Afin de faciliter le calcul de l’empreinte écologique et la compréhension des données, on exprime habituellement l’empreinte écologique en hectare par personne (ha/personne). Un hectare représente une surface de 10 000 m².

On estime la surface totale de ces surfaces (champs cultivés, pâturages, forêts, pêcheries, terrains construits) à environ 12 milliards d’hectares. La surface exploitable est donc très vaste. En considérant que la population mondiale est approximativement de 7,4 milliards d’habitants, la capacité biologique correspond à 1,6 ha/personne. En d’autres mots, il y a 1,6 hectare de surface productive pour chaque être humain sur la planète.

Que peux-tu remarquer?

D’une part, si la capacité biologique de la Terre correspondant à l’ensemble des surfaces productives de la planète exploitables par l’humain et decrite ci-dessus est inferieure a l’empreinte ecologique cela signifie que que le taux de consommation ne pourra pas être maintenu encore longtemps. Éventuellement, il pourrait se produire un épuisement des ressources de la biosphère. D’autre part, tu peux remarquer une fracture sensible entre les pays industrialisés qui possèdent une empreinte ecologique tres forte et les pays les moins avancés qui utilisent peu d’hectares pour produire et consommer l’ensemble de leurs besoins.

Si la terre entière vivait comme les francais, il faudrait 2.9 Terres pour subvenir aux besoins de l’ensemble de l’humanite. Pour 2021, le 29 Juillet l’humanité avait épuise autant de ressources que la Terre pouvait en produire (voir image ci-dessus). Bien sûr, si le monde entier avait vécu comme les francais, les americains, le “déficit écologique” aurait frappe l’humanité plus tot. le Quatar reste le triste leader puisque des le 11 fevrier, en 2019 comme en 2021, si la Terre vivait comme ce pays elle aurait epuise ses ressources. A ce titre, le Quatar se veut de plus en plus present sur la scene internationale, organise la coupe du Monde de football en 2022 dans des stades climatises mais base son modele de developpement sur l’exploitation du gaz et du petrole. Qu’en sera-t-il apres l’epuisement des ressources d’hydrocarbure ?

Cette question se pose pour d’autres pays, comme l’Arabie Saoudite ou l’Algerie au Maghreb. L’accès aux ressources est en effet, un problème fondamental pour de nombreux pays. Outre, leur rareté ou plutôt leur disponibilite inégale tant en qualité qu’en quantité : leur accès reste fortement lié au niveau de développement du pays. Depuis les années 1950, les sociétés ont toujours eu besoin de plus en plus de ressources. Ces besoins n’ont cessé d’augmenter sous l’effet de la croissance démographique, industrialisation, multiplication des mobilités et hausse du niveau de vie. Ainsi, la consommation mondiale de l’eau a été multiplié par quatre tandis que les besoins en eau ont triplé. La pression engendrée sur les ressources rendent de plus en plus incertaines leur accessibilité et leur disponibilité.

Définissons ces deux termes et ce que signifie les changements globaux : terme très important dans la connaissance du chapitre.

Accessibilité : faculté pour un individu ou une communaute d’avoir facilement accès a une ressource. En Afrique equatoriale, même si l’eau est en abondance, les communautés ne peuvent techniquement avoir accès a l’eau faute de moyen financier.

Disponibilite : les ressources sont facilement mises à disposition. On peut parler des fast-food dans les pays les plus avans ou le pétrole en Arabie Saoudite ou cette ressource est moins chère que l’eau.

Changements globaux : modifications environnementales (changement climatique, perte de la biodiversité, raréfaction des ressources) qui peuvent etre causées par les activités humaines et qui ont de grandes conséquences sur les sociétés.

La pression sur les ressources implique des méthodes d’exploitation intensives. Il faut y avoir accès le plus vite possible peu importe la manière. Les pratiques des grandes compagnies mais aussi individuelles (exemple les fermiers brésiliens qui déforestent et pratiquent la culture sur brûlis. Une fois que la terre a cessé de produire, ils vont ailleurs) aboutissent à une fragilisation des sociétés. La déforestation de la fôret amazonienne menace la biodiversité et contribue à la modification du climat. Ces pratiques intensives participent aux changements globaux.

Toutes les sociétés ne sont pas logées à la même enseigne. En effet, on constate à travers le monde et à toutes les échelles de profondes inégalités.

Chiffres clé

1 personne sur 10 n’a pas accès à l’eau potable

80% de l’énergie consommée dans le monde provient des énergies fossiles

1 personne sur 4 est en insécurité alimentaire

1 personne sur 9 est sous-alimentée

Carte mentale représentant la problématique des ressources

La notion de changements globaux, que referme-t-elle ?

Changement climatiquePerte de biodiversitéRaréfaction des ressources










Classer les éléments suivants dans la bonne catégorie

pollution des eaux , élévation du niveau de la mer , fragilisation des sociétés , écosystèmes boulversés , hausse des températures , rejet des gazs d’émission à effet de serre déstabilisation des modes de vie , disparition d’espèces animales et végétales , destruction des paysages , rivalité entre pays , conflit d’usages , déforestation .

Le contexte de raréfaction des ressources entraîne la multiplication des conflits d’usage et de rivalités autour de leur production, exploitation et gestion. Prenons l’exemple de l’eau, ressource qui attise les rivalités entre les états traversés par le Nil ou autour du Tigre et de l’Euphrate. Ces multiples tensions sont amplifiées par le réchauffement climatique qui a pour effet d’aggraver la difficulté d’accès aux ressources comme l’or bleu ou la nourriture : ainsi, les habitants des régions arides ou semi-arides sont en situation de pénurie alimentaire ou de stress hdrique. Au contraire, la hausse des températures favorise l’accès à des régions comme l’Arctique qui regorge d’hydrocarbures et permet la possibilité les fonds terrestres et marins et d’ouvrir de nouvelles routes maritimes.

Le sous-sol de la plus grande île au monde regorge de fer, de plomb, de zinc, de nickel, d’or, de platine et, surtout, de métaux rares utilisés dans l’armement et la transition énergétique, pour les batteries électriques ou les éoliennes. L’exploitation de gaz et de pétrole y est interdite, par crainte des conséquences dévastatrices et irréversibles d’une marée noire prise au piège des glaces du Groenland. « Le pays sera incontournable pour répondre à la demande mondiale en terres rares », prédit Greg Barnes, un géologue australien qui dirige l’entreprise Tanbreez, détentrice d’une licence d’exploration. Il abriterait entre 12 % et 25 % des réserves de la planète, alors que 90 % de la production mondiale proviennent actuellement de Chine. « Les Américains ne veulent pas être dépendants de Pékin pour fabriquer leurs armes et souhaitent développer leur propre filière », explique M. Barnes, qui cherche à boucler un tour de table de 500 millions de dollars (490 millions d’euros) auprès d’investisseurs des Etats-Unis.

Julien Bouissou, le Monde. 27 Juillet 2022

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *